Cologny, Fondation Martin Bodmer, Cod. Bodmer 79
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Vielliard Françoise, Manuscrits Français du Moyen Âge, Cologny-Genève, 1975, pp. 153-156.

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Manuscript title: Guillaume de Lorris et Jean de Meun, Roman de la Rose
Date of origin: 1308
Support: Parchemin
Deux feuillets de garde en papier, contemporains de la reliure, au début et à la fin. Deux feuillets de garde au début, un feuillet de garde à la fin en parchemin, contemporains du manuscrit.
Extent: IV + 137 + III feuillets
Format: 263 x 176 mm
Foliation: Foliotation contemporaine du manuscrit, en chiffres romains, souvent très effacée, parfois absente.
Collation: Tableau des cahiers:
N° d'ordre Feuillets Composition Réclame
1 1-4 2-2 sans
2 5-8 2-2 réclame
3 9-16 4-4 trace
4 17-24 4-4 sans
5 25-32 4-4 sans
6 33-40 4-4 sans
7 41-48 4-4 réclame
8 49-56 4-4 réclame
9 57-64 4-4 réclame
10 65-72 4-4 réclame
11 73-80 4-4 réclame
12 81-88 4-4 réclame
13 89-96 4-4 sans
14 97-104 4-4 réclame
15 105-110 3-3 réclame
16 111-118 4-4 réclame
17 119-126 4-4 sans
18 127-138 6-6 sans
Page layout: Justification: 189 x 130 mm. Texte sur deux colonnes; 40 lignes par colonne. Réglure à la mine de plomb.
Writing and hands: Ecriture gothique. Une seule main.
Decoration:
Binding: Reliure du XVIIIᵉ siècle en maroquin rouge à filet doré. Tranches dorées.
Contents:
  • Au v° du premier feuillet de garde en parchemin et au r° du second, table des matières incomplète ajoutée au XVᵉ siècle.
  • Ff. 1a-138b Guillaume de Lorris et Jean de Meun, Roman de la Rose >Ci commence li rommans de la Rose ou l'art d'amours est toute enclose l'an .IIIᶜ. et .VIII. [Rubr.] <
    • (fol. 1a) Début:
      Maintes gens dient que en songes
      N'a se fables non et mençonges;
      Mais l'en peut tiex songes songier
      Qui ne sont mie mençongier,
      Ains sont aprés bien aparant,
      Si em puis bien traire a garant
      .I. aucteur qui ot non Macrobes
      Qui ne tint pas songes a lobes (Note: Ajouté, avec un renvoi, par le copiste au bas du fol. 1a.),
      Ainçois descrit l'avision
      Qui avint au roi Ciprion.
      Quiconques cuide ne qui die
      Que soit folie et musardie
      De croire que songes aviengne,
      Qui se voudra, por fol m'en tiengne
      Car endroit moi ai je creance
      Que songes sont senefiance
      Des biens as gens et des ennuis,
      Que li pluseur songent de nuis
      Maintes choses couvertement
      Que l'en voit puis apertement.
      Ou vintieme an de mon aage,
      Ou point qu'Amours prent le paage
      Des genes gens, couchiez m'estoie
      Une nuit, si com je souloie,
      Et me dormoie mout forment,
      Si vi .I. songe en mon dorment
      Qui mout fu biaus et mout me plot;
    • (fol. 1b)
      Mais en cel songe onques riens n'ot
      Qui avenu trestout ne soit
      Si con li contes racontoit.
      Or vueil ce songe rimoier
      Por vos cuers plus fere esgaier,
      Qu'Amors le me prie et-commande;
      Que se nus ne nule demande
      Comment je vueil que cist rommans
      Soit apelé que je commans,
      Ce est li Rommans de la Rose
      Ou l'art d'Amours est toute enclose.
      La matiere en est bone et neuve,
      Or doinst Dieus qu'en la receuve
      Cele pour qui je l'ai empris.
      Et tant est digne d'estre amee
      Qu'el doit estre rose clamee.
      Avis m'iert que il estoit mays,
      Il a bien .I. an et .V. mais,
      Que ou mois de may je songoie
      El tens amoureus, plain de joie,
      Ou tens ou toute riens s'esgaie,
      Que il n'est ne buisson ne haie
      Qui en may parer ne se vueille
      Et couvrir de nouvele fueille
    • (fol. 138a) Fin
      Quant en si haut degré me vi,
      Que j'oi si noblement chevi
      Que mes procés n'iert mes doutable,
      Por ce que fins et agraable
      Fusse vers touz mes bienfaiteurs,
      Si com doit fere bons deteurs,
      Car mout estoie a eus tenus
      Quant par eus iere dveenus
      Si riche, et por voir l'afiche,
      Que Richece n'iert pas si riche,
      Au dieu d'amors et a Venus,
      Qui m'orent aidié miex que nus,
      Puis a touz les barons de l'ost,
      Dont je pri Dieu que ja ne l'ost
    • (fol. 138b)
      Des secors as fins amoreus,
      Entre les baisiers savoureus
      Rendi graces .X. fois ou .XX..
      Mes de Reson ne me souvint,
      Qui tant en moi gasta de paine.
      Maugré Richece la vilaine,
      Qui onques de pitié n'usa,
      Quant l'entree me refusa
      Du senteret qu'ele gardoit
      -De cestui pas ne se gardoit
      Par ou je suis ceans venus
      Repostement, les sauz menus -
      Maugré mes mortiex anemis,
      Qui tant m'orent arriere mis,
      Especiaument Jalousie
      Et tout son chapel de sousie,
      Qui des amans les roses garde
      (Mout en fet ore bone garde !),
      Ainz que d'ilec me remuasse
      Ou, mon vueil, encor demorasse,
      Par grant joliveté cueilli
      La flour du biau rosier fueilli.
      Ainsint oi la rose vermeille.
      A tant fu jour, et je m'esveille.

      >Explicit iste liber, scriptor sit crimine liber. Amen.<
  • Le feuillet 138v° est blanc.
  • Au v° du dernier feuillet de garde en parchemin (écriture cursive du XIVᵉ ou XVᵉ siècle): Fleur fruit et fest feulle, escorce et racine.
Provenance of the manuscript:
Acquisition of the manuscript: 4) Acquis par Martin Bodmer en 1935.
Bibliography:
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