Basel, Universitätsbibliothek
Le manuscrit en plusieurs parties contient principalement des décrets, des bulles, des lettres et des décisions en rapport avec le concile de Bâle (1431-1448), en latin et en allemand qui ont été copiés par divers scribes. Des mains postérieures ont inséré des annotations, des corrections et des ajouts. Des informations historiographiques sont contenues dans les « Grössere Basler Annalen », dans des extraits latinisés de la Chronique de Rötteln et de la chronique allemande de Jakob Twinger von Königshofen. Le manuscrit appartenait à la chartreuse de Bâle et parvint par la suite à la bibliothèque universitaire.
En ligne depuis: 10.10.2019
Dix feuillets avec des illustrations contenant la seconde partie des prophéties des papes de Boniface IX à Eugène IV, autrefois attribuées à Joachim de Flore. Ils datent de la période du concile de Bâle et faisaient partie à l’origine d’un volume composite de la chartreuse contenant des actes du concile. Les dessins à la plume très expressifs permettent de reconnaître l’influence de l’atelier bâlois de Konrad Witz, l’un des plus importants représentants de la peinture du Rhin Supérieur, à l’époque gothique tardive.
En ligne depuis: 14.12.2017
Le très volumineux codex avec des actes du début du concile de Bâle (soit les années 1431-1435) a été copié pour la majeure partie par deux mains, l’une étant identifiée à celle de Francesco della Croce (1391-1479), envoyé au concile de Bâle depuis Milan, qui a aussi collaboré à un deuxième manuscrit sur le concile, E I 8. Le volume appartenait à la bibliothèque de la chartreuse de Bâle et a été transmis avec le reste du fonds de ce couvent à la bibliothèque de l’université en 1590.
En ligne depuis: 03.04.2025
Le manuscrit, bien qu’incomplet suite à la perte de quelques feuillets, présente le Roman d’Alexandre du poète germano-bohème Ulrich von Etzenbach (ca. XIIIe siècle). Le texte a été copié en 1322, probablement en Bavière ou en Autriche comme le suggèrent certaines particularités dialectales. La décoration élaborée des initiales placées en tête de chaque livre montre des caractéristiques du Haut-Rhin, telles qu’elles apparaissent également en Basse-Autriche au début du XIVe siècle. Dans les marges se trouvent de nombreuses explications de mots remontant au XIXe siècle et des annotations de la main de Johann Jakob Sprengs (1699-1768), qui a copié ce manuscrit au XVIIIe siècle.
En ligne depuis: 12.12.2019
Le manuscrit de la première moitié du XVe siècle contient la Chronique allemande de Jacques Twinger de Koenigshoffen (chap. 1-3, 5) et la Chronique bernoise anonyme (elle s’interrompt en raison de la perte de feuillets). Les deux textes sont précédés d’un index complet. Le manuscrit fut plus tard la propriété de la famille Amerbach.
En ligne depuis: 14.12.2018
Le manuscrit d’Eusèbe remonte au XIVe siècle et appartenait déjà à l’époque d’Heinrich Arnoldi (prieur entre 1449 et 1480) au fonds libraire de la chartreuse de Bâle. Il est en vélin de haute qualité, copié et rubriqué soigneusement, en partie avec des initiales filigranées. Le codex contient diverses additions des XIVe et XVe siècle; la reliure date du XIXe siècle.
En ligne depuis: 04.10.2018
Le manuscrit en possession de la chartreuse de Bâle transmet, dans une traduction allemande, les légendes des trois Rois de Johannes d’Hildesheim, les légendes des Pères ermites, connues comme les « Vitaspatrum » et le symbole d’Athanase.
En ligne depuis: 14.12.2017
Le manuscrit, ayant appartenu à Johannes Heynlin de Lapide, qui l’a donné à la chartreuse de Bâle, réunit des discours et des lettres d’humanistes célèbres comme Poggio Bracciolini et Enea Silvio Piccolomini – y compris une lettre originale de Johannes Reuchlin à Jakob Louber – avec des textes d’auteurs grecs et orientaux en traduction latine. Certaines parties du manuscrit sont de la main de Heynlin et de Reuchlin.
En ligne depuis: 04.10.2018
Le manuscrit d’origine française entra à la chartreuse de Bâle après avoir appartenu à Johannes Heynlin. L’ouvrage volumineux contient les six écrits sur la logique d’Aristote, certains avec des commentaires, qui ont été rassemblés à une époque post-aristotélicienne pour former ce que l’on appelle l’« Organon ». L’art libraire et la science se complètent : les livres du texte principal débutent chacun avec une initiale ornementale élaborée, et le commentaire, lorsqu’il existe, en grande partie sans décor, est étroitement regroupé autour du texte principal.
En ligne depuis: 22.03.2018
Deux textes de métaphysique provenant de la bibliothèque de la chartreuse de Bâle : la Métaphysique d'Aristote dans la traduction de Guillaume de Moerbeke, copiée et glosée par le propriétaire précédent lui-même, Johannes Heynlin von Stein, et celle d'Avicenne/Ibn-Sīnā, la copiée par un certain Wilhelm Hartung von Offenburg, dont on ne connaît rien de plus, probablement à la demande de Heynlin. Le papier des deux parties est identique ; les différents filigranes appuient l’hypothèse selon laquelle ce manuscrit a été réalisé au cours du troisième quart du XVe siècle à Paris, et ramené par Heynlin à Bâle, où il n’a probablement été relié qu’au moment de son entrée dans la chartreuse.
En ligne depuis: 11.12.2024
Ce manuscrit d’Aristote de la bibliothèque de la chartreuse de Bâle contient l’Organon avec l’introduction de Porphyre et les suppléments habituels, en latin, le plus souvent d’après Boèce. Quatre des cinq parties ont été copiées par son propriétaire Johannes Heynlin von Stein, assez certainement d’après un autre exemplaire plus ancien de sa riche collection de livres acquis à Paris, dans des écritures différentes. La dernière partie, qui n’a probablement pas été copiée par lui, est datée de 1463 (f. 482r). Le papier provient de moulins français et est en grande partie identique à celui que Heynlin a utilisé pour copier lui-même la Métaphysique (F I 4, partie 2).
En ligne depuis: 11.12.2024
Le court volume en parchemin, provenant du couvent des dominicains de Bâle, contient les livres I-V du De vegetabilibus et plantis d’Albert le Grand. Ce texte, en réalité composé de sept livres – dont il manque deux ici –, représente une petite partie de l’œuvre extraordinairement ample du docteur de l’église et savant universel dont la renommée fut surpassée par son élève Thomas d’Aquin peu après sa mort. La reliure usée montre des traces qui suggèrent que le livre était un liber catenatus.
En ligne depuis: 14.12.2018
Ce manuscrit du XIVème siècle, réalisé peut-être avec le système de la pecia, contient les oeuvres d’Albert le Grand Super ethica et De causis et processu universitatis. En ce qui concerne le système de la pecia, il s’agit d’une manière de multiplier un modèle manuscrit rapidement: de fait, au lieu de copier un texte entier, celui-ci était divisé en différents fascicules, de telle sorte que plusieurs copistes pouvaient travailler simultanément à sa transcription. Le volume appartenait au dominicain Johannes Tagstern, et rejoignit donc la bibliothèque du couvent des Prêcheurs de Bâle dont les ouvrages étaient enchaînés.
En ligne depuis: 25.06.2015
Le recueil de la chartreuse de Bâle, écrit par plusieurs mains, contient essentiellement des écrits astrologiques, dont des textes de Abraham ibn Ezra, Al-Zarqali et Hermès Trismégiste traduits de l’arabe, de l’hébreu et du grec. Dans la marge du folio 120r figure une bénédiction contre les vers, au folio 145v des conseils médicaux dans un mélange d’allemand et de latin. En plus des parties manuscrites, le volume possède trois parties imprimées. L’un des deux fermoirs en cuir original est encore intact.
En ligne depuis: 29.03.2019
Le manuscrit composite à contenu astronomique, relié en peau de chèvre rouge cramoisi, appartenait au médecin de la ville de Bâle Heinrich Amici († 1451), qui le légua au monastère chartreux de la ville. En plus des calculs des conjonctions des planètes et des éclipses, le volume contient les traités astronomiques de Pierre d’Ailly ou Petrus de Alliaco (vers 1350-1420). Pierre d’Ailly était un érudit et acteur de la politique ecclésiastique, qui parsema son œuvre théologique de justifications astrologiques.
En ligne depuis: 14.12.2017
Ce manuscrit composite (comprenant deux parties) du XIIIe s. contient une traduction latine des deux premiers livres de la Métaphysique d’Aristote. Une première main, employant une textura à tendance cursive, est à l’origine des neuf premiers feuillets du volume ; mais la plus grande partie de celui-ci a été écrite par un second copiste, ayant adopté une textura. Le manuscrit comporte un grand nombre de gloses et notes marginales datant du XIIIe s., parmi lesquelles, certaines, portant entre autres sur la traduction du texte d’Aristote, sont mises en exergue par des rubrications. Le volume présente d’anciennes cotes liées au couvent des Dominicains de Bâle. Sa reliure du XIVe/XVe s. était à l’origine enchaînée et avait deux fermoirs. Des fragments de papier et de parchemin du XIIIe et XIVe s. sont utilisés comme contre-plat et feuillet de garde antérieurs.
En ligne depuis: 04.10.2018
Depuis le IXe siècle, la Historia animalium d’Aristote, une description ordonnée des différents êtres vivants, était disponible dans une traduction arabe, que Michael Scot traduisit en latin vers 1220. La décoration des initiales de ce manuscrit, acheté à Paris par Johannes Heynlin et légué à la chartreuse de Bâle, est riche de drôleries. Dans l’ensemble du volume se trouvent des annotations de différentes mains.
En ligne depuis: 14.12.2017
Dans ce manuscrit du nord de l’Italie datant de la première moitié du XIème siècle, les œuvres de Virgile (Bucolica, Georgica, Aeneis) sont accompagnées du commentaire de Servius. Le manuscrit appartenait à l’influent humaniste florentin Coluccio Salutati, qui a également commenté les œuvres de Virgile dans les marges. Il arriva certainement à Bâle avec les livres du dominicain Jean de Raguse, qui participa au concile tenu dans cette ville, en y jouant un rôle de premier plan. Après sa mort, le manuscrit parvient au couvent des dominicains de Bâle.
En ligne depuis: 19.03.2015
Ce recueil manuscrit, déjà très étudié et presque entièrement édité, contient des textes que Guillaume d'Ockham n'avait rédigés que quelques décennies avant la réalisation de cette copie ou qui lui étaient en tout cas attribués. Il présente également le seul témoin textuel connu pour l'une de ses œuvres. Son origine n’est pas déterminée avec certitude; il existe des reliures identiques aussi bien au couvent des dominicains de Bâle qu’à celui des franciscains, qui a déjà été proposé comme son lieu d’origine.
En ligne depuis: 11.12.2024
La copie de la Summa logicae réalisée à Oxford encore du vivant de Guillaume d’Ockham appartient aux restes de la bibliothèque des Franciscains de Bâle. Le propriétaire précédent, Otto von Passau, dont le nom est inscrit en écriture codée (f. 121r), était un auteur plus célèbre à l'époque qu'aujourd'hui, où il est presque oublié. A côté de la Summa logicae d’Ockham, le volume contient encore un catalogue des plaintes contre ce frère mineur critique déposées auprès de la curie papale à Avignon, ainsi que des brèves expertises sur des points précis. Le texte de ce manuscrit, ainsi que les lectures d'un deuxième recueil bâlois du XIVe siècle [ne provenant probablement pas du couvent franciscain, et qui a conservé sa reliure originale (F II 24)], ont été utilisés au XXe siècle pour l'édition critique. Sa reliure a été remplacée au XIXe siècle.
En ligne depuis: 26.09.2024